Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées samedi 12 mai au soir à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, là où Amine B., présenté comme «un multirécidiviste recherché», a été tué par un policier le 21 avril dernier.
Le policier en question avait été présenté au parquet, et mis en examen pour meurtre, provoquant la colère de ses collègues, descendus dans la rue en tenue et avec leurs voitures de fonction.
Depuis, les policiers ont “récidivé” à plusieurs reprises, et dans différentes villes de France, réclamant un statut similaire à celui des gendarmes sur le droit d’utiliser leur arme de service, qu’ils considèrent comme un «droit à la légitime défense».
Le président sortant, Nicolas Sarkozy, s’était exprimé pour sa part en faveur d’une sorte de «droit à la présomption d’innocence». Mais n’a pas été élu.
Les personnes réunies samedi en mémoire du jeune homme tué le 21 avril étaient, comme la semaine précédente, derrière une banderole «Ce petit frère qu'on assassine. Non au permis de tuer».
Proches et amis s'étaient donné rendez-vous devant le bar où il se trouvait lorsque quatre policiers (trois en voiture et un à pied) ont tenté de l'interpeller, et demandaient simplement «que justice soit faite».
Amine B. a été tué d’une balle dans le dos, selon l’autopsie.



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